Arnaud NANTA

Arnaud NantaDomaines disciplinaires

Histoire moderne et contemporaine de l’Asie de l’Est et du Sud-Est

Projets de recherche

Histoire de l’archéologie, de l’anthropologie et des études historiques au Japon, 19e – 21e siècles
Cette recherche, menée dans le cadre de l’histoire des sciences, tentera d’éclairer la genèse et les discours scientifiques de ce champ du savoir, dans le Japon du 19e au 21e siècles. Ces disciplines seront aussi étudiées en accordant une attention aux relations entre science et politique, afin de réfléchir à leur rôle dans le processus de construction de l’identité nationale. En effet, au Japon comme en Europe occidentale de cette époque, l’archéologie, l’anthropologie et l’histoire participèrent au processus de formation de l’État-nation dans le dernier tiers du 19e siècle, légitimant en outre l’effort colonial qui allait être mené au même moment. Les continuités et les ruptures avec les pratiques savantes de l’époque d’Edo sont aujourd’hui en débat.

Colonisation et savoirs coloniaux japonais à Taiwan et en Corée
À l’âge de l’impérialisme, le Japon participe au partage du globe en zones d’influence, contrôlées par les Puissances, en annexant des pays et régions limitrophes de l’archipel. Cette recherche, s’appuyant sur une étude du fait colonial japonais notamment en Asie du Nord-Est, portera sur les savoirs coloniaux japonais en Corée et à Taiwan en situation coloniale. Intéressés très tôt par l’histoire de la péninsule coréenne, selon une approche tant philologique qu’archéologique, par l’étude du fait social, via la sociologie et l’anthropologie (notamment religieuse), et par la linguistique, les universitaires japonais œuvrèrent dès le temps du protectorat (1905-1910), pour ensuite intégrer des institutions de recherche entre 1916 et 1924. Du côté de Taiwan (1895-1945), la recherche coloniale se focalisa davantage sur l’anthropologie notamment concernant les aborigènes montagnards. On mobilisera aussi les historiographies sud-coréenne et taiwanaise qui, au côté des travaux historiens japonais, se sont largement penchées sur ces pans de la période coloniale.

C. V. abrégé

Docteur en histoire, nommé Directeur de recherche au CNRS en 2018 (nommé Chargé de recherche première classe au CNRS en 2005), « Histoire moderne et contemporaine de l’Asie de l’Est et du Sud-Est » en section 33 (Mondes modernes et contemporains), qualifié comme MdC (2005) puis comme PU (2018) aux sections 15 et 22 du CNU.

Antérieurement rattaché à l’UMR 8173 « Chine Corée Japon » (CNRS / EHESS), à Paris, de 2005 à 2012, et à l’UMIFRE 19 – Institut français de recherche sur le Japon (CNRS / MAEDI) à la Maison franco-japonaise (Tôkyô) de 2012 à 2016
• Postdoctorat Lavoisier (MAEDI) à l’université de Tôkyô, 2004-2005
• Chercheur invité à l’université Nihon, à Tôkyô, mai – juin 2009
• Professeur invité à l’université Seijô, à Tôkyô, & financement JSPS, octobre 2007 – mars 2008
• Lauréat du 23e Prix Shibusawa-Claudel, 2006

Thèse de doctorat en Histoire : « Les Débats sur les origines du peuplement de l’archipel japonais dans l’anthropologie et l’archéologie (décennie 1870 – décennie 1990) » (direction : Claude Liauzu, Paris 7 GHSS, & Annick Horiuchi, Paris 7 LCAO), III vol. + annexes, université Paris 7 Denis Diderot, UFR Géographie Histoire et Sciences e la Société, mention très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité. 2004.

Habilitation à diriger des recherches : « Les Sciences humaines et sociales japonaises entre Empire et État-nation », dossier comprenant un « Mémoire inédit à propos de l’histoire des savoirs coloniaux japonais en Corée colonisée (archéologie, anthropologie biologique, études historiques) et de Sakhaline entre les empires », Paris-Diderot, mars 2017.

Publications

Références bibliographiques sur HAL-SHS
Liste des publications années 2001-2009

Autres activités

Interventions dans des séminaires et des colloques

7 juillet 2015, « Physical anthropology in Colonial Korea : Science and the Colonial Order », International Conference on the History of Science in East Asia, EHESS, Paris

29 novembre 2014, « Shokuminchi Chôsen ni okeru kôkogaku katsudô to hantô kodaishi kijutsu » (L’activité archéologique et l’écriture de l’histoire antique en Corée coloniale), colloque international « Teikoku o chôsa suru » (Enquêtes sur l’empire japonais), univ. Nihon, Tokyo

Langues étrangères pratiquées

anglais, japonais, coréen

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