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Nicolas LEPRETRE (レプレトル ニコラ)

mis à jour le

Photo N. Lepretre

Nicolas Leprêtre est docteur en Science Politique à l’ENS de Lyon depuis novembre 2016. Sa thèse, sous la direction du professeure Yveline Lecler, s’intitule « Les transformations de l’action publique au prisme des réseaux électriques intelligents. Le cas des expérimentations de smart communities au Japon ». Pour mener cette recherche, il a bénéficié d’un contrat doctoral de l’ENS de Lyon et d’une bourse Japanese Studies de la Japan Foundation. Il a ensuite été ATER à Sciences Po Lyon (2015-2017). Depuis avril 2017, il est chercheur associé à l’Institut d’Asie Orientale.

Ses thèmes de recherche incluent les innovations technologiques liées à l’énergie (smart grids) et à la mobilité ; les relations entre acteurs publics, privés et académiques ; les mutations des secteurs énergétiques et de la mobilité ; la gouvernance de projets de « ville intelligente » ; l’émergence des données dans la production de l’action publique ; et plus particulièrement le recours croissant de l’expérimentation comme instrument d’action publique.

Fonction et institution


Docteur en science politique (ENS de Lyon), chercheur associé à l’Institut d’Asie Orientale (UMR 5062)
Chargé de mission « prospective des politiques publiques » à la Direction de la Prospective et du Dialogue Public, Métropole de Lyon
Qualifié au Conseil National des Universités en section 04 (Science politique) et 15 (Langues et littératures japonaises)
Domaines disciplinaires


Science Politique
Spécialité


Politiques énergétiques, expérimentation, réseaux électriques intelligents, gouvernance multiniveau, instrumentation de l’action publique, smart community, Japon
Projets de recherche


« Les transformations de l’action publique au prisme des réseaux électriques intelligents. Le cas des expérimentations de smart communities au Japon »

Thèse soutenue le 28 novembre 2016

Résumé de la thèse : Dans un contexte de multiplication d’expérimentations de « réseaux électriques intelligents » (REI) et de « villes intelligentes » à travers le monde, cette thèse questionne les reconfigurations qui affectent l’action publique liée à l’énergie depuis l’émergence de ces innovations technologiques. À partir d’une analyse de l’instrumentation des politiques énergétiques et de la gouvernance de quatre démonstrateurs de « smart communities » au Japon, nous souhaitons saisir la reformulation du rôle de l’État et de ses modes d’interaction avec les collectivités territoriales et avec les acteurs privés. Nous défendons la thèse que la pratique de l’expérimentation tend à devenir un instrument privilégié de la conduite des politiques locales, en réponse à d’importantes transformations qui affectent les politiques énergétiques. En nous appuyant sur une analyse néo-institutionnaliste, nous montrons que l’introduction des REI est marquée par des permanences dans le processus d’élaboration des politiques publiques et dans les cadres cognitifs mobilisés, mais aussi par un « changement graduel transformateur » dans les instruments déployés.

À travers l’étude des quatre premiers démonstrateurs de smart community mis en place entre 2010 et 2015 par le Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI) à Yokohama, Toyota, Kyōto Keihanna et Kitakyūshū, nous procédons à une analyse de l’influence de la pratique expérimentale sur la production de politiques énergétiques locales et sur les modes d’interaction entre l’État et les acteurs locaux. Il apparaît alors que la pratique expérimentale est appropriée par les acteurs locaux volontaristes comme un moyen de valoriser leurs « bonnes pratiques » et d’ériger leur territoire en vitrine de l’exemplarité. Cette démarche s’inscrit dans une perspective stratégique visant à capter les financements privés et publics, mais elle résulte aussi d’un repositionnement de l’appareil étatique visant à renforcer son contrôle au sein de politiques énergétiques territorialisées par la promotion d’expérimentations en phase avec ses stratégies. Nous mobilisons en particulier les notions de « méta-gouvernance » et de « gouvernement à distance » pour qualifier les dispositifs déployés par l’État pour conférer des marges de manœuvre aux acteurs locaux et accorder des concessions ponctuelles qui s’inscrivent dans ses perspectives stratégiques, tout en effectuant un contrôle sur ce processus afin de maintenir la structure du réseau.

Directeur de thèse


Yveline Lecler
Curriculum Vitae


Liste des publications


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Publications en ligne


(2016) « Les transformations de l’action publique au prisme des réseaux électriques intelligents. Le cas des expérimentations de smart communities au Japon ». Thèse de doctorat de science politique de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon sous la direction du professeure Yveline Lecler, soutenue le 28 novembre 2016, 499 pages, disponible sur : https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-01414743

(2016) avec LANGUILLON-AUSSEL Raphaël et GRANIER Benoit. « La stratégie de la « smart city » au Japon : expérimentations nationales et circulations globales », EchoGéo [En ligne], 36, disponible sur : http://echogeo.revues.org/14598.

(2016) « Les politiques énergétiques japonaises face aux enjeux environnementaux et aux changements technologiques », in Japan Analysis – La Lettre du Japon, n°39, avril 2016, p.3-11, disponible sur : http://www.centreasia.eu/publication/japan-analysis-39

(2015) « Quelle action publique pour la mise en œuvre de réseaux électriques « intelligents » ? Une analyse comparée des expérimentations de Smart Communities au Japon ». Congrès de l’AFSP, Aix-en-Provence, 22 juin, disponible sur : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01443976.

(2013) avec GRANIER B., “La politique climatique du Parti Démocrate du Japon, une rupture par rapport au Parti Libéral Démocrate ? (DPJ’s climate change policy, a breach from the LDP ?)”, Perspectives Internationales, publié le 8 mars 2013. http://perspectivesinternationales.com/?p=723
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