Diriger l’IAO pendant le confinement

11 avril 2020 par Admin IAO
Le point de vue de Béatrice Jaluzot, directrice de l'Institut d'Asie Orientale (IAO). Contrairement à ses craintes, le confinement n'a pas complètement déréglé le fonctionnement du laboratoire, bien au contraire !

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Au bout de 3 semaines de confinement, comment cela se passe ?

Ça se passe plutôt pas mal. Pour assurer les contacts réguliers, 3 types d’outils ont été mis en place : une simple liste mail d’échanges, un visio-café 2 fois par jour (9h et 14h, comme d’habitude) et la réunion informelle « staff meeting » du lundi est maintenue en visio, le tout grâce à Jitsi meet. À ma surprise cela fonctionne bien : les contacts réguliers et hebdomadaires sont maintenus. Et cela a même pour effet de communiquer avec des collègues qui ne peuvent jamais participer à ces rencontres habituelles car ils n’habitent pas à Lyon et interviennent sur d’autres lieux que Descartes. Il y a même eu des échanges entre personnes qui ne s’étaient jamais vues.

Pour les conférences, j’en ai donné une à distance pour l’INALCO (sur l’entrée en vigueur de la réforme du droit des obligations au Japon) le 26 mars et là encore même surprise : des auditeurs nous ont rejoint alors qu’ils n’auraient jamais pu y assister si elle n’avait pas eu lieu avec les moyens numériques. Cela donne une nouvelle dimension à nos échanges. Le prochain séminaire de l’IAO (intervention de Matthias Hayek, Vendredi 24 avril 2020, Ni science, ni religion : inventer les superstitions dans le Japon du début du XXe siècle) devrait aussi se tenir sous cette forme et ce sera un essai.

Nous avons passé pas mal de temps à découvrir ces nouveaux outils et à les expérimenter. Heureusement, nous avons des informaticiens au sein du labo qui sont formidables !

Pour l’activité, comme nous avons une forte implication pédagogique, une importante partie de notre temps – et de notre énergie – est employée à effectuer un suivi rapproché de nos étudiants qui étaient ou sont encore en Asie (notamment une partie de ceux qui sont au Japon ont choisi d’y rester) et à adapter les formations aux nouvelles circonstances : cours à distance, adaptation des sujets de mémoire, suivi des conventions de stage.

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