Le Japon et le Dai Viêt au 17ème siècle : des partenaires privilégiés?

16 avril 2024 par Admin IAO
Mercredi 15 mai 2024 à 18H00
Musée Cernuschi, Paris

Conférence par Pierre-Emmanuel Bachelet, maître de conférences en Histoire moderne et contemporaine de l’Asie Orientale et de l’Asie du Sud-Est à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon et membre de l’Institut d’Asie Orientale (UMR 5062).
Bateaux-pigeons et quartiers japonais

A partir du milieu du 16ème siècle, les Japonais se voient interdits de commercer directement avec la Chine en raison des déprédations causées par les pirates sino-japonais. A la recherche d’une alternative pour accéder au marché chinois, ils se tournent donc vers l’Asie du Sud-Est, et en particulier vers le Dai Viet, qui possède plusieurs avantages comparatifs : une perception similaire des pratiques commerciales et diplomatiques, une langue commune (le chinois écrit) et une production locale de soie. Cette connexion fait de la seigneurie des Nguyễn, au centre du Vietnam actuel, l’un des principaux partenaires du Japon au 17ème siècle, y compris après que le shogunat interdit aux Japonais de quitter le pays en 1635.

Dans le sillage d’une historiographie conjuguant approche globale et microhistoire, Pierre-Emmanuel Bachelet s’attèle à restituer la vitalité de ces échanges et des communautés établies au Đại Việt, en particulier dans le quartier japonais (Nihonmachi) de Hội An. Il montre en particulier que les Japonais y ont été des intermédiaires de premier plan dans les relations entre Vietnamiens et Européens.