Projection-débat « Les Âmes mortes » de Wang Bing

Mercredi 26 février 2020

  • 17h : Lancement du « Yamagata Chronicles » (journal étudiant du festival de Yamagata)
  • 17h30 : Présentation de Les Âmes mortes de Wang Bing (2018, 7h11), par Clément Dumas (doctorant contractuel Université Paris 1 / IAO)
  • 18h : Projection de la première partie (3h40)

Jeudi 27 février 2020

  • 9h : Projection de la deuxième partie (3h30)
  • 12h30 : Discussion-débat

Journée d’études. Corps des dieux, gestes des hommes : Recherches préliminaires sur les faiseurs d’images bouddhiques en Asie

En présence de : Alexandra de Mersan (INALCO / CASE ), Fabienne Jagou (EFEO / IAO), Mary Picone (EHESS / CCJ), Kunsang Namgyal Lama (membre associée au CEH), Christine Vial Kayser (ICP Paris / chercheure associée au CREOPS) et Claire Vidal (ULL2 / IAO).

Programme :

10h-10h30 – Accueil et mot introductif sur les visées du programme Impulsion

10h30-11h – De la multiplication des Mahamuni en Birmanie, Alexandra de Mersan (INALCO / CASE)
Mon propos portera sur la multiplication des statues de Mahamuni après la prise de la statue par les Birmans. Plus généralement, je m’interrogerai sur les motifs et les enjeux de cette multiplication ainsi que sur l’abondance de récits autour de la (des) statue(s) de Mahamuni.

11h-11h30 – Le village de Chongshan (Suzhou, Jiangsu). Spatialité de la création des bouddhas en Chine Claire Vidal (ULL2 / IAO)
Dans le district de Guangfu (Jiangsu, Chine), le village de Chongshan est un espace entièrement dédié à la production de statues d’êtres divins du panthéon bouddhique. Situé relativement à l’écart du tourisme et des politiques de patrimonialisation, il est un lieu de vie pour des familles de sculpteurs dont certaines sont multi-générationnelles et un lieu de travail pour des entrepreneurs venus y établir leur petite fabrique. Partant d’une enquête ethnographique exploratoire menée dans un atelier de sculpteurs, j’interrogerai les aspects sociologiques et économiques de la création des bouddhas et des bodhisattva à travers le prisme spatial, car si Chongshan apparaît à première vue comme un petit village isolé, il fait en réalité partie d’un réseau d’espaces de création qui s’inscrit dans l’histoire de la région de Suzhou réputée pour ses savoir-faire artisanaux anciens.

11h30-12h – Les corps bouddhiques momifiés à Taïwan, Fabienne Jagou (EFEO / IAO)
À Taïwan, une famille d’artisans participe à la préparation des corps bouddhiques préservés à la demande des fidèles afin qu’ils soient exposés. Cependant, l’environnement ou la mauvaise conservation appelle aussi à l’élaboration de nouvelles techniques relevant du métier de sculpteur afin de rendre le corps bouddhique visible, comme ce fut le cas pour le corps du Kanjurwa Qutuqtu (1914-1978). Quelles sont alors les techniques utilisées ? Quelles sont les implications de ces adaptations quant à l’exposition proprement dite de la momie et de sa valeur spirituelle ?

Buffet déjeunatoire (12h00-13h30)

13h30-14h – Images de Bouddha et nouvelles formes de reliques, Mary Picone (EHESS / CCJ)
Il est possible de dénombrer au Japon trois tentatives entre la fin du XIXe siècle et 1940 pour créer des sculptures de bouddhas contenant des cendres de fidèles ou composés presque entièrement de celles-ci ; la plus connue est la succession d’okotsubotoke (« Bouddhas d’os ») du temple Isshinji (Osaka) façonnée par une famille de sculpteurs d’images bouddhiques. À partir des années 1980, une quinzaine environ d’autres temples ont suivi cet exemple ; j’ai réalisé un terrain dans la région de Kansai et interrogé les prêtres. Ce nouveau type d’images soulève des questions concernant les relations locales entre les laïcs et le clergé dans le contexte de la crise du funéraire et reflète aussi la possibilité d’une réinterprétation contemporaine du concept de « relique ». Bien que les recherches historiques sur les reliques, notamment en Chine et au Tibet, se poursuivent, il n’existe aucune donnée sur ce thème à partir de l’époque d’Edo (à l’exception de quelques rares cas d’auto-momification). Une des questions que l’on peut se poser est la suivante : dans quelle mesure compacter les cendres pour qu’elles prennent la forme d’un Bouddha suffit-il aujourd’hui à donner aux restes d’un individu ordinaire le statut de relique ?

14h30-15h – La production d’images au bénéfice du défunt : les tsha tsha funéraires du monde tibétain, Kunsang Namgyal Lama (membre associée au CEH)
Dans le contexte du bouddhisme tibétain, l’une des dernières phases du rituel funéraire comprend fréquemment la fabrication d’images en argile, appelées tsha tsha, susceptibles de contenir les cendres de crémation et les os pulvérisés du défunt. Ces restes corporels considérés comme impurs doivent être nécessairement purifiés par un rituel spécifique, avant leur incorporation dans l’argile et leur moulage sous forme de stūpa ou de divinités. Leur fabrication, générant des mérites et divers bienfaits, est censée favoriser une bonne renaissance au défunt. À travers la présentation du rituel de fabrication prescrit dans les sources canoniques et par des auteurs tibétains, nous verrons que ces images bouddhiques qui doivent être consacrées au moyen d’une procédure relativement complexe, ont un statut différent selon qu’elles contiennent les restes d’un simple laïc ou ceux d’un maître religieux éminent.

15h-15h30 – Le vocabulaire de l’art contemporain au service d’un bouddhisme aniconique, Christine Vial Kayser (ICP Paris / chercheure associée au CREOPS)
De Qiu Zhijie à Huang Yong Ping, comment l’art contemporain magnifie ou déconstruit les images du bouddhisme Mahayana au service d’un bouddhisme aniconique et révèle la manipulation des images ?

Pause café (15h30-16h)

16h-16h30 – Brève présentation des travaux de : Marie Laureillard (ULL2 / IAO) et Ko Peiyi (doctorante UPN / LESC)

16h30-17h30 – Discussion finale

Programme en PDF

2e rencontre IAO / IrAsia

Programme

– 10h30-11h00 : Présentation du poster Digital Indochina (Laurent Gédéon, François Guillemot, Estelle Senna) exposé à l’ENS de Lyon
– 11h00-11h30 : Présentation des projets en cours de l’IAO (Béatrice Jaluzot, Arnaud Nanta)
– 11h40-12h30 : Nguyen Phuong Ngoc, « La littérature comme source pour l’histoire des migrations et de la société vietnamienne : le cas du roman Tay Phuong My Nhon (1927) de Huynh Thi Bao Hoa”

12h30-14h00 : pause repas

– 14h00-14h15 : Présentation des projets en cours de l’IrAsia (Nguyen Phuong Ngoc, directrice)
– 14h30-15h30 : Olivier Bailble, “Analyse des différents types de chinois classique en coréen: focus sur les matériaux de types pré-idu issus du Koguryo”.
– 15h30-16h30 : Ken Daimaru, “La santé des populations militaires dans le Japon impérial”.

16h30-17h15 : Visite de la bibliothèque de l’IAO et de la salle Histoire de la BDL.

Journée des doctorant.es de l’IAO

Programme :

9h30-10h : accueil des participants en salle de réunion de l’IAO (D4.070)

1e session : 10h-12h15

10h à 10h45 : Yousra CHAABAN (Doctorante en droit, Université Lyon 3)
Dépendance et équilibre contractuel : étude de droit comparé.

10h45 à 11h30 : Virginie BERTHEBAUD (Doctorante contractuelle en études chinoises, ENS de Lyon)
Préservation de la nature et de la culture rurale dans la littérature contemporaine chinoise.

11h30 à 12h15 : WU Jianching (Doctorant en anthropologie, Université Lyon 2)
Seigneur Jésus, pères et les quatre enfants qui nous ont réunis : constatations des élections régionales 2018 des autochtones Taïwanais.

12h15-14h : Pause déjeuner (Restaurant universitaire Descartes)

2e session : 14h-15h30

14h à 14h45 : Antoine BAYLE (Doctorant en anthropologie, Université Lyon 2)
Paysages et parcours mémoriels du Tsunami de 2004. Retour de terrain au Sri Lanka.

14h45-15h30 : Élodie COFFRE (Doctorante en anthropologie, Université Lyon 2)
Coopératives de femmes et cohésion sociale. Approche comparative des mutations sociales et des rapports économiques à Java-Ouest (Indonésie).

15h30-16h : Pause

3e session : 16h-17h30

16h-16h45 : Pierre-Emmanuel BACHELET (Doctorant en histoire moderne, ENS de Lyon ; ATER, Aix-Marseille Université)
Des marchands japonais au Đàng Ngoài (nord du Vietnam) : les Suminokura de Kyōto et leurs réseaux (années 1600-1630).

16h45-17h30 : Guillaume LOPEZ (Doctorant en histoire moderne, Université Lyon 2)
Les Ming face à la crise des « pirates japonais » : gestion de la défense maritime et réalités de terrain (XVIe-XVIIe siècles). Le cas du Zhejiang et du Fujian.

17h30 à 17h45 : Discussion générale et bilan de la journée.

A partir de 17h45 : Pot.

Consulter les résumes des interventions

Journée d’étude : Saïgon, témoin de l’Histoire à travers les archives

Poumon économique du Viêt-Nam, véritable pôle d’attractivité en Asie du Sud-Est, Hô Chi Minh-ville, anciennement Saïgon, a été fondée il y a 320 ans par un seigneur local, membre de la dernière dynastie des Nguyên. Identifié par les missionnaires, ce petit port de pêcheurs fut conquis par les Français le 17 février 1859. L’importance stratégique du lieu, à la fois maritime, militaire et économique, apparut clairement aux marins. Tour à tour, les amiraux-gouverneurs s’attachèrent à en faire une ville coloniale moderne. Dynamisme économique, modernité urbaine, émergence d’un espace public franco-vietnamien vont constituer pendant des décennies l’essence même de cette ville.

À travers une histoire riche en rebondissements au cours du XXe siècle, Saïgon présente de nombreuses facettes inédites qu’il convient de mettre à jour et d’analyser.

Grâce aux archives, les chercheurs redécouvrent aujourd’hui celle que l’on nommait autrefois « la perle de l’Extrême Orient » et mesurent à la fois l’évolution et l’expansion de la ville, d’une situation coloniale à la cité-province actuelle. Pour suivre pas à pas ces transformations sociales, politiques, économiques, une très riche documentation est désormais disponible principalement en France, au Viêt-Nam et aux États-Unis. Ces sources constituent en effet le matériau de base pour entreprendre une recherche historique, géographique et plus largement en sciences sociales. Archives administratives, dessins, plans et cartes, photothèque, images fixes ou animées, institutionnelles ou privées, elles sont nombreuses et souvent dispersées. Elles constitueront le cœur de cette journée d’étude sur Saïgon.

Saïgon, témoin de l’histoire à travers les archives (format pdf, 1.11 MB).

Entrée gratuite. Informations et inscription préalable : www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

Journée d’études : Lav Diaz, martyr et géant du cinéma philippin : chantiers de recherche

Cette journée d’études a pour ambition de cartographier les différents enjeux de l’œuvre et, à long terme, de réunir des chercheurs autour de l’œuvre de Lav Diaz. Trois axes se dégagent des interventions proposées :
1 – La cohérence esthétique des films-fleuves du réalisateur.
2 – Le travail de ce cinéaste né sur l’île méridionale de Mindanao propose également une relecture constante et attentive de l’histoire de son pays.
3 – Finalement, les films de Lav Diaz posent un troisième enjeu, en lien avec ce deuxième axe : la relation de l’artiste avec l’engagement.

Programme :
* 10h00 : Ouverture par Béatrice Jaluzot (directrice de l’Institut d’Asie Orientale), présentation de la journée.
* 10h00-12h30 : Salle Dutilleux, les interventions de Clément Dumas (Univ. Paris 1) et Élise Domenach (ENS de Lyon)
* 14h30-17h00 : Salle de Séminaire de l’IAO, les interventions de Nadin Mai (Tao Films / The Art(s) of Slow Cinema), Meriel Kenley (ENS de Lyon) et Alice Leroy (Univ. Paris Est).

Journée d’études suivie de la projection de Storm Children : Book One de Lav Diaz, à 20h, théâtre Kantor (Sous-titres anglais)

Consulter le programme détaillé

Entrée libre dans la limite des places disponibles
Contact : elise.domenach@ens-lyon.fr