Soutenance HDR : Laurent Gédéon

Le jury est composé de :

Guibourg Delamotte, Maître de Conférences (HDR), INALCO
Guy Faure, Directeur de Recherche CNRS (émérite), IRASIA
Fabienne Jagou, Maître de Conférences (HDR), Ecole Française d’extrême Orient
Pierre Journoud, Professeur des Universités, université Paul Valéry, Montpellier 3
Frédéric Lasserre, Professeur titulaire, université Laval, Québec
Yveline Lecler, Professeur des Universités émérite, Sciences Po Lyon

Le dossier d’habilitation qui comporte deux volumes s’intitule « Les rivalités en mer de Chine méridionale. Enjeux géopolitiques et géostratégiques entre la Chine, le Vietnam et les États-Unis. ».

Le premier ou volume principal (272p.) est axé sur la problématique des archipels Spratleys et Paracels, situés en mer de Chine méridionale et revendiqués simultanément par la République populaire de Chine et le Vietnam. La recherche a permis de valider l’hypothèse selon laquelle le Vietnam, s’il souhaite réaliser ses ambitions géostratégiques en mer de Chine méridionale, se trouve dans l’obligation d’intégrer une architecture géopolitique et sécuritaire régionale comprenant les Etats-Unis. Elle a également ouvert la voie à la définition d’un nouveau concept géopolitique de « géomaritimité ».

Le deuxième volume ou volume annexe (112p.) propose un retour sur les travaux antérieurs ainsi qu’un recueil de quelques publications récentes. Ces travaux ont porté sur la communauté sino-vietnamienne (Hoa), le quartier de Cholon à Ho Chi Minh-Ville où elle se concentre et l’impact de sa présence sur les relations entre la Chine et le Vietnam. Une première partie de cette recherche a mis en lumière la persistance du rôle économique important des Hoa, en dépit de leur marginalisation temporaire pendant les années 1970-80 due à la réunification du Vietnam et la mise en place d’un nouveau modèle d’économie socialiste. Ces travaux ont ouvert la voie, dans une deuxième partie, à l’analyse des caractéristiques urbaines du quartier de Cholon et l’évolution du rôle joué par le canal (arroyo chinois) reliant ce quartier à la rivière Sai Gon. Cette recherche a mobilisé les outils offerts par les humanités numériques.

* Photo « à la une » : Carte des revendications en mer de Chine méridionale. © CC Wikipédia

Soutenance de thèse : Pierre-Emmanuel Bachelet

Le jury sera composé de :

M. Jean-Pascal BASSINO, Professeur des Universités, ENS de Lyon
Mme Nadine BÉLIGAND, Maîtresse de conférences, Université Lyon 2
M. Leonard BLUSSÉ, Professeur émérite, Université de Leiden
M. Andrew HARDY, Directeur d’études, EFEO
M. François LACHAUD, Directeur d’études, EFEO
Mme Antonella ROMANO, Directrice d’études, EHESS              

Abstract français :

Cette thèse vise à analyser l’une des connexions majeures des mers de Chine à l’époque moderne : les relations entre le Japon, le Đại Việt et le Champa. A partir du milieu du XVIe siècle, l’impossibilité d’accéder au marché chinois pousse les marchands japonais à investir de plus en plus dans le commerce avec l’Asie du Sud-Est. Ils peuvent y échanger leur argent et leur cuivre contre de la soie et des produits tropicaux. Pour les Japonais, le Đại Việt présente des avantages décisifs : il accueille des marchands venus de Chine et est le seul pays de la région à produire lui-même de la soie. De plus, les autorités des deux pays partagent une conception similaire de l’étiquette et une instruction fondée sur les mêmes classiques. Le Champa, quant à lui, revêt une importance capitale auprès des autorités japonaises en tant que pourvoyeur de bois précieux. Ces relations connaissent une profonde restructuration au cours des années 1630, quand le shogunat interdit aux Japonais de quitter le pays, sans que cette connexion ne disparaisse. Par ailleurs, ces contacts avec le monde extérieur ont permis à une cartographie spécifiquement japonaise de se développer. Les cartes réalisées, si elles se fondent sur des modèles européens ou chinois, parviennent cependant à les réinventer et à les dépasser.

La proximité entre le Japon et le Đại Việt en a donc fait des partenaires privilégiés, ce qui a permis l’établissement de communautés japonaises dans les ports viêt. Ces résidents japonais y ont occupé une fonction centrale, celle d’intermédiation entre Européens et autorités viêt. L’objectif de ce travail de recherche est d’expliciter les fondements sur lesquels cette entente s’est nouée et d’analyser les réseaux multiethniques autour desquelles elle s’est construite, en recourant notamment à des modélisations informatiques.

English abstract :

This dissertation aims to analyse one of the major connections in the early modern China seas, the relations between Japan, Đại Việt and Champa. From the mid-16th century onwards, as they were unable to access the Chinese market, Japanese traders increasingly invested in trade with Southeast Asia, where they were able to exchange silver and copper against silk and tropical products. Đại Việt offered decisive advantages for the Japanese. Merchants coming for China went there to trade and it was the only country to produce silk on its own. Furthermore, the authorities in both countries shared a same vision of diplomacy and their instruction was based on the same classics. As for the Champa, it was of particular importance for the Japanese authorities as a supplier of precious woods. These relations underwent a thorough reorganisation in the 1630’s, when the shogunate prohibited the Japanese from leaving the country, but this connection remained strong. Besides, these contacts with the outside world enabled a specifically Japanese cartography to emerge. Although they were based on European or Chinese models, these maps succeeded in reinventing and going beyond these models.

The proximity between Japan and Đại Việt made them privileged partners and led to the settlement of Japanese communities in Viêt ports. These Japanese residents played a crucial role in these societies, as go-betweens between the European and Viêt authorities. The purpose of this research work is to demonstrate how this common understanding emerged, and to analyse the networks that shaped it, notably through computer modelling.

Soutenance HDR : Élise Domenach

Il est composé d’un rapport de synthèse intitulé « Le Scepticisme au cinéma. Stanley Cavell, la critique philosophique, la voix et la catastrophe » (132p.), d’un essai inédit intitulé « Le Paradigme Fukushima au cinéma I. 2011-2013 : Ce que voir veut dire » (156p.) et d’un ouvrage collectif inédit intitulé « L’Ecran de nos pensées. Stanley Cavell, la philosophie et le cinéma » (273p.), ainsi que d’un recueil d’articles publiés (646p.), d’un recueil des ouvrages co-traduits (1903p.), d’ouvrages et dossiers de revue édités (427p.) et d’ouvrages publiés (632p.).
 
Le jury est composé de :
 
M. Vincent Amiel (Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) Garant
M. Marc Cerisuelo (Professeur, Université Gustave Eiffel)
Mme Sandra Laugier (Professeure, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
M. Michael Lucken (Professeur, Institut National des Langues et Civilisations Orientales) Rapporteur
Mme Paola Marrati (Professeure, Université Johns Hopkins)
Mme Livia Monnet (Professeure, Université de Montréal) Rapporteure
M. Benjamin Thomas (Professeur, Université de Strasbourg)

Soutenance de thèse : Yousra Chaaban

Devant un jury composé de :

  • Mme Béatrice JALUZOT, Directrice de thèse, Maître de conférences habilité à diriger des recherches, Sciences Po Lyon
  • M. Luc GRYNBAUM, Professeur des universités, Faculté de Droit, d’Economie et de gestion d’Université de Paris
  • M. Vincent BONNET, Maître de conférences habilité à diriger des recherches, Université de Bourgogne Franche-Comté
  • Mme Elise POILLOT, Professeur, Faculté de droit, d’Economie et de Finance, Université du Luxembourg
  • M. Khalecl HAMDY ABDEL-RAHMAN, Professeur, Université Ain Shams, Le Caire
  • M. Olivier GOUT, Professeur des universités, Université Jean Moulin Lyon 3
  • Mme Béatrice BALIVET, Maitre de conférences habilitée à diriger des recherches, Université Jean Moulin Lyon 3.

Soutenance de thèse : Katrine Wong

Composition du jury :

Cécile Armand, chercheuse post-doctorante – Aix-Marseille Université
Robert Bickers, professeur – University of Bristol
Luca Gabbiani, maître de conférence – École française d’Extrême-Orient
Eric Guerassimoff, professeur des universités – Université Paris-Diderot
Christian Henriot, professeur des universités – Aix-Marseille Université
Shi Lu, professeur des universités – Université de Lille

Soutenance CHEN Nishan

Composition du jury :
GABBIANI Luca (EFEO, rapporteur)
HALPERIN Jean-Louis (ENS Paris, examinateur)
JALUZOT Béatrice (Sciences Po Lyon, examinatrice)
BOURGON Jérôme (CNRS, Directeur de thèse)
XU Jilin (Université Normale de la Chine de l’Est, Co-tuteur de thèse)

Résumé de la thèse :
Ce mémoire décrit la mutation et la continuité dans les pratiques judiciaires dans l’institution de l’héritage en Chine au début du vingtième siècle. Il dépeint comment les formes (rituelle et matérielle) d’héritage chinoises ont été graduellement reconceptualisées. Les concepts de propriété individuelle occidentale influencèrent l’évolution des formes substantielles et procédurales pendant les réformes juridiques et judiciaires. Ce travail se concentre principalement sur trois sujets : premièrement, sur les réactions locales envers l’héritage occidental présentées dans des rapports d’enquête sur les pratiques civiles, deuxièmement, sur le compromis effectué par le Dali Yuan concernant les lois et les normes anciennes et nouvelles, et troisièmement sur les procédures judiciaires locales de succession concernant veuves et filles []

Mots-clés : institution de l’héritage chinoise, droits des femmes, pratiques judiciaires, style de jugement, la transplantation juridique

Soutenance Le Xuan Phan

Membre du Jury :
Christine Cornet, Professeur des Universités, Sciences Po Lyon
Guy Faure, Directeur de recherche émérite, CNRS
François Guillemot, Ingénieur de recherche, CNRS
Phuong Ngoc Jade Nguyen, Maître de conférence HDR, Université d’Aix-Marseille

Soutenance Théo Clément

Résumé de la thèse :
Cette thèse de doctorat examine les dynamiques et les implications politiques des stratégies d’engagement économiques chinoises à l’égard de Pyongyang, suite à la reprise des activités économiques en Corée du Nord et à la relance de la coopération économique bilatérale entre la les deux pays depuis le début des années 2000. L’objectif de la thèse est notamment d’identifier et de mesurer la compatibilité de l’emprise économique chinoise vis-à-vis de la Corée du Nord avec le mode de développement économique « traditionnel » de cette dernière, ainsi que d’en déduire de possibles implications politiques et géopolitiques pour l’Asie du Nord-est et pour la péninsule coréenne. La thèse s’appuie notamment sur l’étude empirique de Zones Économiques Spéciales nord-coréennes et de leur relation avec la Chine, notamment dans le contexte de la mise en œuvre contrastée des sanctions économiques onusiennes à la frontière sino-nord-coréenne.”

Jury :
Rüdiger FRANK, Professeur, université de Vienne (directeur)
Laurent GEDEON, MCF Université Catholique Lyon, IAO
Valérie GELEZEAU, Directrice de recherche (HDR), EHESS (rapporteur)
Ina HEIN, Professeur, université de Vienne
Yveline LECLER, Professeur émérite, Sciences Po Lyon (directeur)
Hazel SMITH, Professorial associate researcher, SOAS London (rapporteur)

Rapporteur externe ne participant pas au jury : Sean GOLDEN, Professeur université de Barcelone