Voeux de l’IAO

L’année a été mouvementée, je laisse de côté les rétrospectives inutiles à des émotions encore si vives. Mais souvenons nous tout de même des moments heureux qui donnent du sens à nos missions et les alimentent en retour. A défaut de voyager, nous avons pu nous concentrer sur les projets actuels, voir s’achever deux thèses et deux habilitations. Trois doctorants sont venus nous rejoindre. Nous avons découvert des moyens de communiquer qui ont donné une nouvelle dimension au séminaire mensuel du laboratoire et le moyen de nous rapprocher de ceux qui sont éloignés géographiquement. Enfin, nous avons la joie d’accueillir un nouveau membre dans notre équipe : Sylvie Demurger, directrice de recherche au CNRS et économiste, spécialiste de la Chine, nous rejoint au 1er janvier. 
 
Je tiens ici à saluer le travail d’Arnaud en tant que directeur adjoint durant ces deux dernières années, il cède sa place à Claude Chevaleyre à partir de janvier. 
 
L’année 2021 sera riche, même si elle est encore bien incertaine. Côté institutionnel, faute d’évaluation par l’HCERES (dont le jury avait démissionné en protestation contre la loi pour la recherche) nous avons été renouvelés pour une période de 10 mois, afin de laisser le temps à une évaluation conduite par le CNRS. Nous risquons d’être à nouveau sollicités pour cette procédure. Dans l’intervalle, je suis renommée pleinement comme directrice pour ces 10 mois et Claude Chevaleyre l’est en tant que directeur adjoint. 
 
Je souhaite à chacune et chacun d’entre vous de tirer le meilleur de 2021, de laisser passer les souffrances et de rester soudés, d’avancer et de se réjouir de ce que la vie nous apporte et de la chance que nous avons d’avoir comme activité professionnelle principale une aire culturelle aussi passionnante que l’Asie Orientale. 
 
Bonne année 2021 ! 
 
Béatrice Jaluzot, Directrice de l’IAO
 

Asie Orientale et Coronavirus

Les articles exposant des opinions personnelles ou polémiques ne sont pas relayés sur ce blog. En revanche, les analyses des discours étatiques, juridiques et des pratiques pour éradiquer l’épidémie mises en place par les États et les sociétés de la région sont bienvenues.

Pour sérier au mieux l’information, même si cela semble arbitraire pour les Etats-partis qui contrôlent drastiquement l’information de leur pays, ce blog propose une classification en 4 rubriques :

Sources officielles
Presse 
Ressources académiques
Témoignages et représentations

Les signalements sont postés de façon antéchronologique afin d’obtenir l’information la plus récente au début du fil d’actualité. Chaque signalement doit faire état du contexte de production, de l’auteur et du diffuseur de l’information. Les organes d’information signalés ne reflètent pas une quelconque opinion du laboratoire. Cette page s’appuie sur une pluralité de sources et d’opinions émises sur et dans la région.

Comité éditorial :

– Béatrice Jaluzot, MC, Directrice de l’Institut d’Asie Orientale (UMR 5062)
– Arnaud Nanta, DR CNRS, Directeur adjoint
– François Guillemot, IR CNRS, responsable des collections sur l’Asie du Sud-Est
– Miyuki Yamamoto, IE CNRS, responsable des collections japonaises
– Zhang Yu, IE CNRS, responsable des collections chinoises

Contributeurs/trices :

Membres de l’IAO (chercheur.es et doctorant.es).

Diriger l’IAO pendant le confinement

Au bout de 3 semaines de confinement, comment cela se passe ?

Ça se passe plutôt pas mal. Pour assurer les contacts réguliers, 3 types d’outils ont été mis en place : une simple liste mail d’échanges, un visio-café 2 fois par jour (9h et 14h, comme d’habitude) et la réunion informelle « staff meeting » du lundi est maintenue en visio, le tout grâce à Jitsi meet. À ma surprise cela fonctionne bien : les contacts réguliers et hebdomadaires sont maintenus. Et cela a même pour effet de communiquer avec des collègues qui ne peuvent jamais participer à ces rencontres habituelles car ils n’habitent pas à Lyon et interviennent sur d’autres lieux que Descartes. Il y a même eu des échanges entre personnes qui ne s’étaient jamais vues.

Pour les conférences, j’en ai donné une à distance pour l’INALCO (sur l’entrée en vigueur de la réforme du droit des obligations au Japon) le 26 mars et là encore même surprise : des auditeurs nous ont rejoint alors qu’ils n’auraient jamais pu y assister si elle n’avait pas eu lieu avec les moyens numériques. Cela donne une nouvelle dimension à nos échanges. Le prochain séminaire de l’IAO (intervention de Matthias Hayek, Vendredi 24 avril 2020, Ni science, ni religion : inventer les superstitions dans le Japon du début du XXe siècle) devrait aussi se tenir sous cette forme et ce sera un essai.

Nous avons passé pas mal de temps à découvrir ces nouveaux outils et à les expérimenter. Heureusement, nous avons des informaticiens au sein du labo qui sont formidables !

Pour l’activité, comme nous avons une forte implication pédagogique, une importante partie de notre temps – et de notre énergie – est employée à effectuer un suivi rapproché de nos étudiants qui étaient ou sont encore en Asie (notamment une partie de ceux qui sont au Japon ont choisi d’y rester) et à adapter les formations aux nouvelles circonstances : cours à distance, adaptation des sujets de mémoire, suivi des conventions de stage.

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