Samia KOTELE, nouveau membre du bureau des jeunes chercheur·e·s du GIS Asie

Samia Kotele est doctorante en histoire à l’École Normale Supérieure de Lyon affiliée à l’IAO (Institut d’Asie Orientale). Sa thèse intitulée : les femmes oulémas en Indonésie du XIXe siècle à nos jours : de la quête d’une autorité religieuse à l’élaboration d’une nouvelle théologie du genre, est dirigée par Rémy Madinier et Oissila Saaidia. Cette direction conjointe est intimement liée à son intérêt pour les circulations humaines et de savoirs entre le Moyen Orient et l’Asie du Sud Est. Sa passion pour la région du monde arabo-musulman s’est manifestée dès le début de sa formation à l’Institut d’Études Politiques de Lyon, où elle a fait le choix de suivre un Diplôme d’Établissement sur le Monde Arabe Contemporain en parallèle à son cursus. Dès lors, son intérêt pour le genre et l’islam fut à l’origine de son attrait pour l’histoire du monde malais qui s’est approfondi lors d’une année de mobilité à l’Université Gadjah Mada de Yogyakarta. Année durant laquelle elle a appris l’indonésien, et a pu initier un premier terrain de recherche introductif en collaboration avec un centre de recherche de l’Université Sunan Kalijaga.

L’écriture de son mémoire « Genre, islam et modernité en Indonésie depuis la fin du XIXe », dans le cadre de son master 2 (parcours Asie Orientale contemporaine, à l’ENS de Lyon) lui a permis de réaliser une étude de terrain à Singapour et Java, où en immersion elle a réalisé ses premières prosopographies, observations participantes au sein de pesantren (écoles coraniques), d’organisations non gouvernementales féministes et institutions gouvernementales pour les droits des femmes. À travers ses terrains immersifs elle interroge l’autorité religieuse des femmes oulémas dans un contexte sud-est asiatique au regard des enjeux historiographiques qui traversent le monde musulman*.

Journée internationale des droits des femmes

Journée internationale des droits des femmes, 9 mars 2020. Théâtre Kantor
Journée internationale des droits des femmes, 9 mars 2020. Théâtre Kantor

Projection : La soirée débutera par une séance de projection du film « Héroïnes électriques » réalisé par Alyosha (Archives de la Zone Mondiale) et FanXoa dans le cadre de son exposition en cours dans la galerie Artemisia. Solveig Serre (CNRS, CESR) et Luc Robène (U. de Bordeaux, THALIM) présenteront l’ANR PIND (Punk is not dead. Une histoire de la scène punk en France, 1976-2016) à l’appui du documentaire « Punk pas mort ! » de CNRS Images qui sera projeté.

Débat : Cette première partie sera suivie d’une table ronde animée par Marie Fabre (Triangle) et François Guillemot (IAO), intitulée « Femmes en lutte » consacrée à l’histoire des femmes et aux enjeux actuels des féminismes. Cette rencontre-débat réunira chercheuses et étudiantes : Christine Détrez (sociologue, Centre Max Weber), Nur Noukhkhaly (ENS de Lyon), Gnousse Francfort (ENS de Lyon, présidente de ENScène), Samantha Saïdi (Séminaire Félicité, Triangle), Michelle Zancarini-Fournel (historienne, U. de Lyon), Elise Zhong (ENS de Lyon, présidente de l’association arcENSiel).

Spectacle : La troisième partie de la soirée sera consacrée au spectacle vivant à travers le conte chorégraphique « La Rivière sous la rivière » (présentation ci-dessous). Enfin, les artistes de la Compagnie Inanna échangeront avec le public sur ce témoignage personnel et artistique.

Programme :

  • 17h00-17h30 : Accueil des participants et du public, mot de bienvenue de l’ENS de Lyon / IAO
  • 17h30-18h00 : Projection du road-video « Héroïnes électriques »
  • 18h00-18h30 : Projection Vidéo Images CNRS / présentation de l’ANR PIND (une histoire de la scène punk en France, 1976-2016) par Solveig Serre et Luc Robène
  • 18h30-20h00 : Table ronde « Femmes en lutte »
  • 20h00-20h30 : Pause café/boisson sur la mezzanine
  • 20h30-21h30 : Spectacle La Rivière sous la rivière (Compagnie Inanna)
  • 21h30-22h00 : Temps de discussion avec les artistes de la Compagnie Inanna

Plus d’informations sur : http://www.ens-lyon.fr/evenement/savoirs/journee-internationale-des-droits-des-femmes?ctx=contexte

Nouvel an lunaire 2020 : Trajectoires de femmes et mutations sociales au Viêt-Nam

Mékong Stories © Memento films distribution
Mékong Stories © Memento films distribution

Après une crise économique, sociale et politique sans précédent, illustrée par le phénomène des Boat People, les dirigeants vietnamiens décrètent une ère de « Renouveau » (Doi Moi) lors du sixième congrès du PCV de décembre 1986. Le secrétaire général du Parti (Nguyen Van Linh) invita les artistes « à ne plus courber la plume et se libérer des contraintes », à faire entendre leur voix. Cette recommandation au plus haut niveau de l’Etat-Parti fut suivie à la lettre avec l’avènement d’une nouvelle littérature incarnée par Bao Ninh, Duong Thu Huong, Nguyên Huy Thiêp ou Pham Thi Hoai, des innovations d’artistes plasticien.ne.s comme Truong Tan ou Y Nhi et une nouvelle vague cinématographique déconnectée de la propagande. La fin des années 1980 et les années 1990 marquent le départ puis l’affirmation d’un nouveau cinéma, plus en phase avec les réalités de la vie quotidienne, plus exigeant sur le plan pictural, plus critique sur le plan social et en prise avec les mutations économiques, sociales et culturelles du pays.

De nouveaux réalisateurs s’imposent. Parmi eux, Dang Nhât Minh, Luu Trong Ninh, Lê Hoang discutent du passé guerrier du pays offrant une vision moins clivée entre vainqueurs et vaincus. Si l’oppression politique n’est pas dépeinte directement, elle apparaît en filigrane derrière quelques titres marquants comme le très beau film « La jeune fille de la rivière » de Dang Nhât Minh, tourné en 1989, autorisé puis écarté des programmations. La nouvelle littérature s’avère être une source d’inspiration pour les réalisateurs donnant au cinéma de Dang Nhât Minh, de Viêt Linh ou de Vuong Duc une dimension internationale à travers des films désormais inscrit au patrimoine mondial comme « Nostalgie de la campagne » (1995) de Dang Nhât Minh. Une liberté de ton s’affiche au début des années 2000 au moment où la censure n’intervient plus en amont au niveau des scénarios et à l’arrivée des capitaux privés. A ce titre, le cinéma vietnamien s’enrichit des apports internationaux et de la vision particulière des Viêt Kiêu (Vietnamiens de l’étranger) à l’instar des réalisations de Lâm Lê, de Trân Anh Hung ou de Tony Bui.

En particulier, le nouveau cinéma s’intéresse à une jeunesse qui n’a pas connu la guerre et cherche ses repères face à la marche forcée de l’Etat-Parti vers une « économie de marché (capitaliste) à orientation socialiste ». Les générations sont confrontées à cette mutation sans précédent qui relègue l’héroïsme d’antan et la vertu révolutionnaire, promus par les autorités communistes, au second plan pour laisser place à une nouvelle société de loisirs, de sexe, de violence, de questionnements existentiels et d’affirmation de soi. Les fléaux sociaux (prostitution, drogue, gangstérisme) font l’objet de traitement spécifique à travers un cinéma populaire plus ou moins bien acceptés par les autorités ou bousculant les codes intellectuels mais très prisés de la jeunesse comme le démontre le succès de « Filles de bar » (2003) ou de « Gansta Girls » (2005) de Lê Hoang. Le cinéma de Phan Dang Di s’inscrit aussi dans la continuité des changements sociaux actuels entre désirs, amertume, rapports genrés et esthétique de la nature.

A côté de la réalisation cinématographique, de jeunes auteurs et autrices, soulignons-le, se mettent à dépeindre la réalité sociale du pays à travers des documentaires bruts décrivant le fonctionnement de la société vietnamienne en plein bouleversement. A partir de l’année 2004 les Ateliers Varan, présents au Viêt-Nam, permettent à de jeunes talents tels que Trân Phuong Thao, Nguyên Viêt Anh Thu, Trân Thi Cuc Phuong, Phan Huynh Trang, Nguyên Thi Thuy Quyên, Phan Thi Vâng Anh, Dung Hoang… de poser un regard lucide et sur le monde du travail et la place des femmes dans la société.

François Guillemot, IAO, CNRS, ENS de Lyon

Programme

17h00 : Vœux de Béatrice Jaluzot pour le Nouvel an lunaire suivis d’une présentation des films par Tatiana Tepliashina et François Guillemot.

Projections de trois documentaires :

  • « P.A. » de Phan Huynh Trang (2006, 42 min)
  • « Maman est partie à la ville » de Tran Thi Cuc Phuong (2010, 31 min)
  • « Madame la chef de quartier » de Dung Hoang (2009, 42 min)

19h30 : Entracte

20h00 : Film de fiction

  • « Mékong Stories » de Phan Dang Di (2016, 1h42, Memento films distribution)

Références :

Dang Nhât Minh, Mémoires d’un cinéaste Vietnamien, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence 2017.
Philippe Dumont et Kirstie Gormley (dir.), Le cinéma vietnamien / Vietnamese Cinema, Lyon, Asiexpo Editions, 2007.
Pham Vu Dung (dir.), Vietnamese Cinematography. A Research Journey, Hanoi, Thê Gioi, 2007.

Cérémonie de remise du prix de thèse 2018

Le prix de thèse de l’AFEC a été créé en 1998 grâce à Michèle Pirazzoli-t’Serstevens, alors vice-présidente de l’association. Il a été généreusement financé jusqu’en 2018 par l’AFEC et le Bureau de représentation de Taipei en France. Il récompense généralement deux travaux (parfois trois) : un premier sur la Chine ancienne et classique et un second sur la Chine moderne et contemporaine. Il est remis, en principe, par le représentant de Taïwan en France lors de l’assemblée générale de l’AFEC.

Pour en savoir plus : Prix de thèse de l’AFEC

Appel à projets Impulsion : résultats de l’édition 2020

Dans le cadre du volet « Attractivité », l’IDEXLYON a lancé l’appel à projets IMPULSION au mois de juillet 2019. Pour cette cinquième édition, une trentaine de candidatures avaient été présélectionnées par les établissements membres de l’Université de Lyon.

Le Groupe Académique de l’IDEXLYON a proposé 24 candidats sur lesquels le COMEX a ensuite donné un avis favorable. Chaque projet sera financé pour une durée de deux ans, pour un montant moyen de 54 000 euros.

Les chercheurs et enseignants-chercheurs lauréats de cette cinquième édition, récemment installés sur le site de Lyon Saint-Étienne, ont un parcours international et ont séjourné dans des universités à l’étranger comme l’University of Pennsylvania et l’University of Chicago aux Etats-Unis, l’University of Oxford au Royaume-Uni, l’École polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse et l’University of Heidelberg, en Allemagne.

Le succès de l’appel à projets IMPULSION témoigne et renforce l’attractivité et l’excellence du site Lyon Saint-Étienne et contribue au développement du projet IDEXLYON.

Cette action est financée à hauteur de 1,3 million d’euros par l’IDEXLYON.

Plus d’information : https://idexlyon.universite-lyon.fr/idexlyon/version-francaise/appel-a-projets-impulsion-resultats-de-l-edition-2020–138212.kjsp#

24 héroïnes électriques

Exposition – 24 héroïnes électriques

À travers 24 portraits de femmes correspondant au temps d’une journée, ce voyage imaginaire, graphique et intellectuel établit des connexions virtuelles entre différents personnages, différentes cultures et différents espaces. Chaque portrait est accompagné d’un document sonore, visuel ou textuel permettant d’établir ces liens fictifs et/ou relatif à la production artistique et intellectuelle des auteures. Ce parcours conjugue trois thématiques « Punk, guérilla et philosophie » inhérentes à la construction artistique et intellectuelle de l’auteur de cette exposition.

Les trois huit de cette journée de 24 heures proposent une immersion dans la culture punk avec huit figures iconiques de cette scène, se poursuivent dans l’action avec huit autres portraits de « guérilleras » et se prolongent par la réflexion avec huit portraits de femmes philosophes. Identité, résistance et genre s’avèrent les maîtres mots de cette mise en scène iconographique qui entend dissoudre les barrières entre culture, action et réflexion en mélangeant dans un mix audio-visuel ces différents portraits. Chaque femme est ici porteuse d’une affirmation, d’une réflexion ou d’une interrogation sur le monde. Celles-ci sont mises en valeur à travers des extraits de textes, musicaux ou vidé ographiques.

Artistiquement, en se ré-appropriant et en détournant l’image photographique, le projet flirte avec le FanArt et s’inscrit dans les problématiques de la (nouvelle) Figuration narrative avec une dimension participative au récit proposé. Peints à l’acrylique ou dessinés et agrémentés de collages, les portraits sont réalisés sur des châssis de relativement petits formats pour conserver une certaine intimité entre le spectateur et la représentation picturale. L’alignement des regards doit permettre cette proximité. Le portrait en tant que genre graphique est, ici, à la fois vecteur d’émotions, à travers une approche néo- expressionniste, et de réflexion reposant sur des extraits de textes choisis. Des écrits marquants sont reproduits sur le quatrième mur de la salle d’exposition dans un collage mural « dazibao ». A la sortie, chacune / chacun est invité à inscrire sur un cahier d’autres figures féminines importantes pour poursuivre ce projet. Une « Part 2 » se déclinera en ligne.

Intervenants :
– Séminaire Félicité (Triangle)
– Les Salopettes
– Solveig Serre & Luc Robène (projet PIND)
– Christine Detrez
– Compagnie Inanna
– Trio Cosmos

Soirée Spéciale à l’occasion de la « Journée internationale des droits des femmes », le mardi 10 mars 2020 de 17h à 22h.

Consulter le Programme

Plus d’info : http://www.ens-lyon.fr/evenement/savoirs/24-heroines-electriques

Projection – Débat : Shusenjo – The Main Battleground of the Comfort Women Issue

Shusenjo – The Main Battleground of the Comfort Women Issue

La question des « femmes de réconfort » de l’armée impériale japonaise durant la 2nde guerre mondiale constitue peut-être le dilemme diplomatique actuel les plus controversé du Japon. Cette question y divise le pays selon des lignes idéologiques claires. Les défenseurs et les détracteurs des « femmes de réconfort » s’affrontent au sein d’une lutte acharnée concernant les preuves empiriques, la validité des témoignages oraux, le nombre de victimes, la signification de l’esclavage sexuel et la définition du recrutement forcé. La crédibilité, la légitimité et l’influence servent de cri de ralliement à tous ceux qui participent à cette controverse. En outre, ce champ de bataille largement national s’est déplacé en direction de la scène internationale, avec la participation de divers acteurs et institutions étatiques ou non-étatiques dans le monde entier. Ce film plonge au cœur des débats les plus controversés et révèle les intentions cachées des défenseurs et des détracteurs des « femmes de réconfort ». Il apporte des réponses à certaines des questions les plus importantes pour les Japonais et pour les Coréens : Les « femmes de réconfort » étaient-elles des prostituées ou des esclaves sexuelles ? Ont-ils été recrutées de force ? Et, le Japon a-t-il la responsabilité légale pour présenter des excuses aux anciennes « femmes de réconfort » ?

Plus d’infos sur https://www.shusenjo.com/

Digital Indochina

L’inauguration s’est tenue le lundi 7 octobre 2019 en présence du président de l’ENS de Lyon Jean-François Pinton, de Jean-Philippe Magué, coorganisateur de l’exposition avec Nathalie Arlin et directeur adjoint du département EHN, et de Stéphanie Dord-Crouslé, responsable de l’AHN et responsable adjointe de l’IHRIM pour le site ENS de Lyon.

François Guillemot – Digital Indochina                               Sources : https://ahnenslyon.hypotheses.org

Cette plateforme (https://www.digital-indochina.net/) vise à enrichir et valoriser les connaissances académiques en sciences sociales sur le Viêt Nam, le Cambodge et le Laos contemporains tout en s’adressant à un large public.

Les principales missions de ce projet ont été déclinées sur le poster :

– Analyser les documents d’archives, les affiches de propagande et la presse
– Retracer l’histoire urbaine, du village à la mégapole
– Partir au fil de l’arroyo et découvrir la vie socio-économique dans un récit visuel
– Cartographier l’espace social et environnemental d’hier et aujourd’hui
– Étudier et décrypter les trajectoires socio-culturelles en temps de guerre
– Réfléchir sur les imaginaires coloniaux et postcoloniaux

Équipe Digital Indochina : Laurent Gédéon, François Guillemot, Estelle Senna.

Plus d’infos sur : L’Atelier des Humanités Numériques de l’ENS de Lyon

La preuve par l’image. Le Vietnam s’invite dans le concours photo

La porte Sud de la citadelle impériale en 1968

La photographie proposée au concours a été prise à Hué, dans le centre du Vietnam ; c’est une ville majeure, non pas pour son importance démographique ou économique mais pour son rôle de capitale impériale de 1804 jusqu’en 1945. L’imposante citadelle impériale est son monument le plus emblématique. C’est une forteresse, vieille de deux siècles, qui s’inspire tout autant des principes défensifs de Vauban que de l’architecture symbolique de la cité interdite de Pékin.

Mais si l’architecture visible est bien d’époque impériale, tout comme la ville, la citadelle est aussi un symbole de la guerre du Vietnam (1955-1975). Épicentre de l’offensive du Têt (31 janvier -3 mars 1968), la bataille de Hué est qualifiée de « Turning Point », puisqu’à partir de ce moment, l’état-major américain n’est plus certain de pouvoir gagner la guerre.

Le cliché présenté au concours est un détail de la porte sud de la citadelle. La fenêtre, restaurée en marbre fin, dessine dans la lumière un motif d’inspiration chinoise. Mais autour, les impacts de balle toujours visibles sur les pierres témoignent de la violence des combats en 1968. Les soldats venus reprendre ce bastion ont été sous le feu des snippers qui se tenaient à cet endroit.

La porte Sud de la citadelle impériale en 2018

Date anniversaire, 2018 a été une année d’observation exceptionnelle des phénomènes touristiques au Vietnam. Dans tout le sud du pays, des expositions et des manifestations culturelles commémoraient le  50ème anniversaire de l’offensive du Têt (1968) qui a été un tournant de la guerre du Vietnam. Même si elle s’est soldée par une défaite militaire pour le Nord Vietnam, ce fut néanmoins une victoire idéologique totale. Les sites liés à la guerre, d’un point de vue général, ont connu une fréquentation accrue, avec également, le retour de vétérans Américains et Vietnamiens sur les lieux majeurs d’engagement.

La citadelle, en cours de restauration, est aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est ainsi un lieu hautement touristique où l’on peut observer, partout où se pose le regard, la relation entre histoire et mémoire(s).

Lien Article CNRS
https://lejournal.cnrs.fr/diaporamas/la-science-dans-lobjectif

Nouvel an lunaire 2019

– Ouverture du nouvel an lunaire
– Allocutions
– Présentation des films par Wafa Ghermani de la Cinémathèque Française et Claire Vidal, maîtresse de conférences en anthropologie, Univ. Lyon 2

17h30 -19h30, Durian Durian Liú lián piāo piāo 榴槤飄飄 [traduction littérale : L’odeur suave du durian], de Fruit Chan 陳果, Hong Kong, 2000, 116 mn

Fruit Chan nous livre une vision incisive portée par un Chinois de Chine continentale sur Hong Kong. Joué par des acteurs non professionnels, il met en scène des personnages qui sont guidés par le gain et le besoin. Sur un ton humoristique il conte la rencontre entre une jeune fille et une jeune femme qui fait temporairement commerce de son corps. Ce film est le premier de la « trilogie des prostituées ». Il a été nommé en tant que meilleur film à la Mostra de Venise en 2000, le jeu de l’actrice principale, Qin Hai-lu, et son scénario ont été salués par de nombreux prix hongkongais.

19h30 – 20h00 : entracte

20h00 – 21h55, The Great Buddha Dà fó pǔ lā sī 大佛普拉斯, de Huang Hsin-yao 黃信堯, Taiwan, 2017, 104 mn (Comédie noire, en avant première de la sortie du DVD)

Un gardien de nuit d’une fabrique de statuettes de Bouddhas visionne de vieux films X avec un ami lorsqu’il tombe sur des enregistrements compromettants pour son très riche patron. Cette satire de la société taiwanaise est le premier film de Huang Hsin-yao, il a reçu de nombreux prix, dont le premier prix du festival du film de Taipei.

Co-organisé avec l’ENS de Lyon

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